Du Néolithique à l'Atomique.

Publié le par Patrick K

Du Néolithique à l'Atomique.

Chronique :  COMMANA et l'
allée couverte du « Mougau Bihan »

« Dans le cadre de la fête nationale et avant le bal (ici sur les Danses hongroises de Brahms-libre de droit- et non Génésis, comme inscrit en fin de sujet) , n'oublions surtout pas de remercier les autorités de la capitale de nous avoir légué un tel héritage, ici au Yeun Elez, ce magnifique paysage de légendes et de Dolmens. »

De l'Archéologie précipitée dans les Monts d'Arrée.

Un essai d'effets, en rétro-zoom, un plongeon préhistorique avec une connotation et une allusion archéo-écologiste tout de même. Une évocation et un voyage dans notre passé et qui devrait nous imposer la question:

De quel droit, NOUS, les générations actuelles, vont-elles se permettre de laisser ainsi derrière elles ses déchets ultimes et de cette nature ? Des générations de « goujats nantis» qui veulent ainsi enfouir les restes de leurs exigences consuméristes, des « goinfres » en énergie à produire des millions de tonnes radioactives et qui seront à surveiller de toutes les façons, et si on le peut ! Un incroyable culot à vouloir se débarrasser de ses horreurs. Ou est-ce encore l'un des nombreux signaux, que tout l'édifice de notre « civilisation » ne se fissure avant peu ? ..... (Car ça le vaut aussi pour l'industrie chimique)

Pour les « lointains » de ce coin de Bretagne, cette allée couverte du « Mougau Bihan » date de la fin du Néolithique, c'est à dire: - 3000 ans avant JC, elle a été édifiée sur la commune de Commana et est située à moins de 15 km (à vol d'oiseau) de cette centrale nucléaire de Brennilis.

- EL4, ce réacteur du CEA est aussi l'échec avant l'heure de la filière nucléaire française, dite à « eau lourde », le parc actuel du type « PWR » étant lui de conception américaine (de l'indépendance nous disait-on ?). Cet engin construit à la fin des années 60, n'aura jamais donné satisfaction même à ses concepteurs, un canon et une passoire à gaz radioactif pendant de nombreuses années. Plus de 5 tonnes/jour de CO2 irradié et dangereux, rejeté dans l'atmosphère souvent brumeuse des Monts d'Arrée, et malgré les bricolages en colmatage de l'enceinte en béton de ce réacteur.

 - Un pot pourri nucléaire, dont les habitants du coin n'auront jamais été informés des multiples défauts et dangers. Un réacteur qualifié hors norme par l'éminent professeur Pellerin, celui là qui c'est fait connaitre, lors du droit de passage du nuage ukrainien et qui fut interdit de voyage au-dessus de nos pâturages. Un constat stupéfiant pour le seul et unique réacteur atomique « Breton », en bref, un réquisitoire tardif fait seulement un an avant son arrêt définitif de 1985 !



Une construction qui disparaitra visuellement au terme d'un chantier de démantèlement estimé à près d'un demi-milliard d'euros ! Pour cette unité d'une puissance de 70 Mgw ! (Combien pour les 58 autres tranches de 900 Mgw moyen ?).

Une disparition visuelle mais illusoire, car elle laissera à jamais les traces indélébiles de cette pollution radioactive, aussi faible soit-elle.

Belles perspectives pour les fouilleurs et archéologues d'après demain ! Car qui peut sérieusement nous empêcher d'imaginer, que tous ces endroits nucléaires, finiront à terme par ce perdre dans la mémoire collective. D'ailleurs, c'est aussi l'un des arguments forts de l'EDF et Consorts, pour un démantèlement urgent de cette verrue toxique en moins de 20 ans ! (en 1985 le CEA disait le contraire ! Allez comprendre pourquoi ! )

Quant sera-t-il dans 5000 ans ? Pour les Dolmens et de tous nos excréments radioactifs !


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